Données exploitées


Caractéristiques socioéconomiques

Les variables utilisées pour décrire le statut socio-économique et démographique (démographie, activité, famille et ménages, niveau d’éducation, logement, immigration et revenu) sont issues des données collectées en 1999 et mise à jour en 2006 par l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques). Un index de défaveur socio-économique a été construit par analyse en composantes principales à l’issue de laquelle 19 variables socio-économiques et démographiques ont été retenues.


Les expositions environnementales

Afin d’étudier la question complexe de la manière dont les expositions environnementales contribuent aux inégalités sociales de santé, nous avons sélectionné des nuisances environnementales pour lesquelles (1) les données étaient disponibles, (2) la littérature documentait leur lien avec un ou plusieurs événements de santé pertinents, et (3) l’existence d’un gradient socio-économique était démontré. Ont été retenues, pour une première phase :

 

  • la pollution atmosphérique urbaine ; les données sont issues d’un travail spécifique conduit dans le cadre du projet Equit’Area par les quatre associations de surveillance de la qualité de l’air des zones d’étude ;
  • la proximité aux industries polluantes, suivant leur classification au Registre Européen des Émissions Polluantes (données extraites de la base de données IPER mise en ligne par le ministère en charge de l’environnement) ; la proximité aux industries classées Seveso (source :ministère en charge de l’environnement) ;
  • les nuisances sonores ; les données sont issues d’un travail spécifique conduit dans le cadre du projet en collaboration avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (centre de Grenoble) à partir des données sources extraites des bases de données que les communes doivent constituer pour publier les « cartes des nuisances sonores ».

 

Les données sanitaires

Les données sont recueillies sur le terrain par des enquêteurs formés à cet effet auprès des services d’Etat civil des mairies des communes composant les 4 zones d’étude (conformément à l'autorisation reçue de la CNIL pour ce projet, suite à l'avis favorable du CCTIRS). La consultation des registres de décès est en effet le seul moyen d’accéder aux adresses postales utilisées pour géocoder de manière anonyme l’ensemble des cas à l’échelle de l’IRIS, en l’état actuel du système d’information sur la mortalité en France. Grâce aux données du CépiDc, l’exhaustivité de la base de données ainsi constituée peut être estimée. Ce recueil de données est encore incomplet, notamment dans l'agglomération de Marseille et en Ile de France.